Nos hommes politiques sont décidément des humoristes. C’est là le premier enseignement des résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Le second, c’est que les journalistes sont mauvais ; mais cela sonne comme une confirmation.
A chacun son racisme : mais attention, pas d’amalgame !
« Pas d’amalgame », disait-on suite à l’affaire Merah. Car oui, Mohammed Merah, d’origine algérienne, ne représente en rien l’immigration dans ce pays. S’alarmer de l’islamisme radical en croissance en France n’a rien à voir avec un quelconque amalgame. Et pourtant ! Nos élites bienpensantes ont alors sauté sur Marine Le Pen et sur Nicolas Sarkozy, les accusant de distiller une ambiance délétère dans cette campagne. Amusant, lorsque l’on sait que le véritable racisme qui fut attisé lors de ce combat électoral minable fut le racisme anti-riches. Peut-être est-ce là le vieux fond d’antisémitisme qui ressort ? L’affaire Merah fut un instant de la campagne. La lutte contre les riches en fut le Leitmotiv.
Le racisme anti-riches : la voici, la nouvelle croisade de la gauche. Tous pourris, mais pas d’amalgame, surtout pas ! De toute façon, les riches ne votent pas pour nous, alors allons-y ! Voilà le véritable raisonnement du Parti Socialiste, parti de clientèles et de fonctionnaires, qui a oublié depuis bien longtemps le peuple à force de détourner sa tête de la réalité. Le riche doit être plumé. Ajoutez un peu de populisme, et vous y êtes, cela vous donne un Mélenchon. Ajoutez un peu d’opportunisme de l’autre, cela vous donne 75% d’imposition. Facile ! Et tout cela, sans amalgames.
Mais c’est un impératif moral, nous dira-t-on. C’est faux. Cette chasse au riche est la manifestation de la haine sociale. Sortez une calculette, et vous verrez que les vingt milliards de Madame Betancourt, qu’elle n’a pas volés, que je sache, n’ont rien de commun avec les 2000 milliards de dette que nous avons accumulés pour satisfaire notre folie égalitariste. Alors, certes, la sécurité sociale est un progrès. Mais dès lors qu’elle a fait des Français des assistés, elle est devenue dangereuse, car elle a ôté tout ce qui nous restait de responsabilité. Alors nous préférons nous ériger en chantres de l’égalité, nous préférons faire la peau aux riches, plutôt que de prendre nos responsabilités. Nous préférons la haine sociale à la remise en cause. Cette crise, nous en sommes tous responsables, nous qui nous sommes gavés d’aides sociales, de remboursements pour le moindre bobo. Cela ne nous embête pas de jeter notre argent par les fenêtres à acheter les dernières baskets à la mode, par contre, nous voudrions être remboursés pour le moindre cachet d’aspirine. En quelque sorte, notre système se résume ainsi : « Mon choix, votre argent ». Mais ce sont les riches les responsables. Mais pas d’amalgame, surtout pas !
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Bonjour,
Autant j’aime généralement le ton de vos articles, autant je trouve dommage que vous cédiez à la novlangue en parlant de « racisme anti riches. » En voilà une étrange race. L’envie, la jalousie, la haine, la rancœur, il en existe des mots pourtant.