La lettre de Nicolas Sarkozy aux français est parvenu jusqu’à la rédaction. Elle devrait avoir touché une grande partie des citoyens honnêtes et concernés par la chose politique, mais également quiconque veut connaitre les grands principes qui ont porté le quiquennat du président Sarkozy et que se propose de suivre le candidat Sarkozy. Intéressant à plus d’un titre, donc. Car s’y développe des vraies idées politiques, celles qui portent tout un chacun à adhérer ou à refuser un projet – c’est à dire à faire son choix politique, de manière respinsable. Il n’y a eut guère plus que Marianne a produire une « recension » de la lettre de Sarkozy ; aussi ne peut-on pas leur laisser le monopole du commentaire politique. Recension.
Une lettre qui se veut véhicule d’espoir (et non pas d’espérance comme il est dit à la première page – toute la différence entre l’espérance, vertu théologale d’horizon infini, et l’espoir, qui relève de l’horizon intra-mondain du politique). À partir de ce point nodal de l’espoir et de la force qu’une candidature peut porter, le plan de la lettre se développe puissamment et naturellement. Il fait fond sur les deux grandes crises auxquelles sont confrontés les français : la crise identitaire et la crise économique. « Jamais sans doute, depuis la Seconde Guerre mondiale, notre pays en particulier, et le monde occidental en général, n’ont eu autant de défis à relever au même moment. » – nous apprécions particulièrement l’expression « monde occidentale », qui est tant décriée ; car c’est bien ce monde là qui est le plus sujet à transformations, par des forces qu’il a lui-même produites.
Se développe, par ordre d’importance, un travail sur la crise identitaire, sur laquelle Sarkozy s’est fait élire en 2007, ne nous le cachons pas, et là où il a le plus déçu (lire l’excellente mise au point de Rioufol). L’ouverture sur un monde nouveau – et pour une part inconnu, qui produit une peur de l’avenir justifiée et une insécurité dans les faits – les tueries de Toulouse et de Montauban sont alors convoquées comme exemple paradigmatique. S’en suit naturellement le point sur l’identité européenne à quatre piliers, greco-latine et judéo-chrétienne, et l’immigration « massive » (le terme n’est malheureusement pas dans le document) qui en constitue une menace évidente si elle n’est pas contrôlée. Ce qui permet un retour sur les grandes fonctions régaliennes, l’éducation, la justice et la sécurité, tant oubliées pendant ce quinquennat. Le rappel : « il ne faut pas être naïf. Il y a une idéologie extrémiste qui travaille à la destruction des valeurs occidentales » devait être et devrait être mot d’ordre d’un quinquennat de droite. Pas celle qui se plie devant les injonctions gauchistes et faussement antiracistes qui plombent toute riposte et protection. À quand la suppression du MRAP, Licra, SOS racisme, associations pseudo-humanitaires qui défendent les immigrés illégaux et promeuvent en toute légalité (et subventions) à la destruction des valeurs occidentales ?
Une lettre qui réactualise les grandes valeurs de droite : responsabilité, respect, réciprocité. « A l’élève auquel l’Etat donne un enseignement, on demande de travailler et de respecter ses professeurs. A l’immigré accueilli en France, on demande de s’intégrer. A celui qui perçoit une allocation sociale, on demande de faire des efforts de réinsertion.« . Des phrases que l’on croyaient oubliées durant ce quinquennat…Une lettre véritablement de droite, mais dont nous attendons la réalisation concrète. Peut-être que Sarkozy a besoin de 5 ans de plus pour faire ce qu’il n’a pas pu faire pendant les crises ? Il le faut le croire pour voter. Il faut que cela soit clair, et qu’il s’engage à mettre en oeuvre les grands principes que contient cette lettre.
Retrouvez en ligne la lettre de Nicolas Sarkozy au peuple français.



Nous sommes bien d’accord sur la nécessité d’employer les grands moyens pour changer la société. Celle que nous voulons doit être un exemple pour les autres pays et non le symbole de l’échec. Avec Nicolas SARKOZY, nous avons la possibilité d’atteindre cet objectif, et cinq ans ne seront pas de trop pour mettre en oeuvre les plans de sauvegarde du patrimoine des citoyens de ce pays. Avec François HOLLANDE, nous serions confrontés à la réalisation de nos plus grandes angoisses actuelles : la pauvreté, le développement de la violence, l’abandon de toute forme de respectabilité et surtout, surtout le sentiment d’être devenus les dindons de la farce « sauce bobo » !