Dans son discours de Villepinte, Sarkozy annonce que sa réélection dépend de la mise en cause de Schengen…
Les Français ont déjà compris qu’il était vain de lire La Princesse de Clèves au lieu d’apprendre le globish et les roueries de la finance internationale. Il est un autre livre interdit de sarkozye : Le Tour de France par deux enfants. Ecrit une dizaine d’années après la défaite de 70, l’ouvrage retrace le périple de deux orphelins partis de Phalsbourg parcourant une France débordant de ressources et en plein redressement industriel, agricole et moral. A chaque étape, ils découvrent les villes et les régions, les monuments et les grands hommes qui ont bâti ce pays courageux, industrieux et prospère. Ils visitent mille choses, les forges du Creusot, une laiterie du Jura et jusqu’aux Halles de Paris et même le projet de métro (dans les éditions tardives) ; ils voient les magnifiques paysages de nos campagnes, arrosées de la sueur des hommes mais aussi enchantées par le bonheur de vivre à la française.
Et si on refaisait le parcours aujourd’hui : une bonne idée pour la télévision… Vastes usines en friches industrielles ou transformées en musées-cimetières (genre Ganderange ; hauts-fourneaux du Nord et de Lorraine, zones sinistrées et interdites comme en temps de guerre) chômage de masse, campagnes désertées, émaillées de bourgs agonisants, industrie laitière étranglée par la grande distribution, métro de Paris racketté, villes cernées de banlieues sans âme et sans loi, circuits alimentaires contrôlés par des forces occultes et à l’hygiène douteuse. Bref la France capétienne, que continuait en la modernisant la IIIème République est morte : Schengen l’a tuée. Et il suffit de prendre un ticket de métro pour aller jusqu’à la Basilique de Saint-Denis, nécropole royale, pour voir, physiquement voir, plus que la mort des rois, l’exécration concrète, actuelle, voulue, de leur oeuvre et de leur mémoire.
La remise en cause de Schengen, dimanche à Villepinte (Seine Saint-Denis), acclamée par une salle de Français enthousiastes, arborant une mer de drapeaux tricolores, ne suffira pas à sauver le pouvoir sarkozyste. Pourtant elle permettra- cette salle, je veux dire ; parce qu’elle est l’espoir de la France, de battre aux 3ème tour (les Législatives, en juin) les folies européistes-fédéralistes des socialistes. Un indice infime mais révélateur et sûr, d’ailleurs s’était glissé dans l’image du « meeting parfait » : à côté du drapeau français, près de la tribune où pérorait l’orateur, pendait comme un désaveu permanent, la bannière déshonorante de Bruxelles, symbole de notre malheur et de notre servitude.
voir : Pas possible de quitter Schengen sans quitter l’Europe, (Salon Beige)


Bon, en même temps, Le Trou de France de Deux Enfants a subi apparemment en 1906 les outrages anti-catho (et pro-humanistes stricts) de la mode du jour…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Tour_de_la_France_par_deux_enfants