Pour le rayonnement du savoir et de la foi.
Fondée en 2008 à l’initiative du Père Philippe Capelle-Dumont (Doyen honoraire de la Faculté de Philosophie de l’Institut catholique de Paris), l’Académie catholique de France se donne trois missions majeures : « 1. Représenter l’excellence disciplinaire dans une instance de conviction catholique ; 2. Faire avancer la réflexion sur des thèmes choisis, d’actualité intellectuelle ou sociale ; 3. Intervenir dans le cadre de rencontres ponctuelles avec les médias de culture » (voir la présentation complète sur le site de l’Académie).
Le Corps académique se compose de cinq sections : I. Médecine, Sciences de la vie et de l’univers ; II. Sciences humaines et sociales ; III. Philosophie et théologie ; IV. Arts et Lettres ; V. Droits et Sciences économiques. On y compte des membres prestigieux et reconnus, comme Jean-Pierre Dupuy, Jean-Claude Guillebaud, Pierre Manent, René Girard, Rémi Brague, Chantal Delsol, Xavier Tilliette, Jean-François Lavigne, ou encore l’acteur Michaël Lonsdale, pour ne citer que quelques noms.
L’Académie a déjà pu traiter à ce jour de quatre grands thèmes, dont chacun se constitue sur le mode d’un dossier : 1. La culture catholique ; 2. la Loi naturelle ; 3. la Fin de vie ; 4. La pauvreté (voir sur le site).
Le site Itinerarium suivra évidemment de très près les actualités de cette institution de prestige. Dans un monde où sévissent des crises à tous les niveaux (social, économique, politique, culturel, spirituel), nous avons précisément besoin que les intelligences se rassemblent en vue de repenser l’exigence fondationnelle et les problèmes concrets qui lui sont liés. Le pari de l’Académie catholique de France consiste ainsi à se confier, en amont, aux conditions d’un renouveau qui ne se passe pas de transcendance. Dans ce travail, porteur d’espérance, la foi et le savoir ne sauraient être dissociés. Le christianisme est une religion qui vit aussi de l’exercice de la pensée. Et l’agir humain requiert pour lui-même la médiation du travail réflexif – méditation sur ses conditions de possibilité, sur ses limites et sur ses fins -, si du moins nous considérons un agir authentique, et non l’agitation stérile qui se contente d’immédiateté.
Il nous reste donc à souhaiter longue vie à cette magnifique initiative, et à recueillir avec gratitude les fruits qu’elle commence déjà à porter.
Voir aussi :
Discours de Benoît XVI au monde de la culture (Collège des Bernardins, 12 septembre 2008).
Philippe Capelle-Dumont reçoit la médaille Ex Corde Ecclesiae à Rome (sa réaction en vidéo).


Je me permettrai de mettre un bémol à cette excellence, en ce qui concerne les rapports Sciences et Foi.
Je ne suis pas du tout d’accord avec l’approche du père J.-M. Maldammé (maître d’œuvre en ce domaine) et qui s’approche parfois dangereusement de la funeste théologie du « Process », ou l’Être de Dieu tend à faire place à un devenir problématique…. Quand à Dominique Lambert, lorsqu’il prétend – en faisant, par ailleurs, des citations tronquées de Darwin – que les théories de ce dernier représentent : « une chance pour le théologien et le philosophe contemporain » (Bernardins, 23.10.09) on croit rêver!
Il n’est pas question de revenir aux errances des « Young Earth » créationnistes (représentés en France par le CEP-Ceshe) mais les théories néo-néo-darwiniennes, restent – en dépit d’un panurgisme auquel ont succombé trop de catholiques – incapables d’expliquer la totalité des faits de l’évolution ; et l’échappatoire du « Dieu-bouche-trou » à des limites rationnelles dont on ne parle jamais… La science à bien changé ( et pas dans le sens où il l’attendait) depuis l’époque ou Dietrich Bonhoeffer affirmait: « l’homme a appris à venir à bout de toutes les questions importantes sans fait appel à l’hypothèse Dieu. » John Lennox actuel professeur de mathématiques à Oxford pense différemment… moi aussi.
Cher Professeur, je vous encourage à vous rapprocher sur ce point des thèses remarquables du Président de l’Académie catholique de France, le Professeur Capelle-Dumont, qui promeut une tentative d’harmonisation extrêmement frcuctueuse entre les ordres de rationalité scientifiques, esthétiques, théologiques et philosophiques.