Le parti « Souveraineté, Indépendance et Liberté » (SIEL), de ligne gaulliste et patriote, s’est réuni le 24 mars 2012 autour de son président, Paul-Marie Coûteaux à la maison de la chimie dans le 7ème arrondissement parisien. Engagé totalement aux côtés de la candidature de Marine le Pen, il se présente comme une « terre d’accueil » ou « un sas de décompression » pour ceux qui hésiteraient encore à voter Front National.
Comment, du souverainisme, on monte au SIEL
Son combat principal est celui du souverainisme français se revendiquant de Charles de Gaulle. Il faut pour cela « structurer durablement le parti de la transition européenne », en renégociant les traités européens « qui inféodent la France à une structure technocratique ». Dans ce combat, « Marine le Pen est la seule à pouvoir rétablir ce souverainisme », et « l’engagement du SIEL à ses cotés est total », affirmaient Karim Ouchikh en ouverture et Paul-Marie Coûteaux en fermeture. Le SIEL propose donc 25 urgences pour la France, autour du thème de la souveraineté française, déclinées économiquement, militairement, culturellement, que l’on trouve sur le site du Siel.
Un sas de décompression du Front National
Un appel aux cadres déçus des partis traditionnels. Une quizaine de personnalités, des anciens du Rif, du MPF ou du DPF de Dupont-Aignan, de l’ex-RPR, UMP, des écrivains (comme Renaud Camus), des chefs d’entreprise, ont expliqué tour à tour les raisons de leur adhésion au SIEL, et, in fine, à la candidature de Marine le Pen. L’idée qui préside à cette fondation est celle du rassemblement de toutes les droites patriotes, gaullistes et souverainistes. Là était l’enjeu : beaucoup n’osent pas adhérer directement au Front National, « à tort ou à raison ». Le SIEL répond à cette crainte en se proposant de faire « tampon » entre le monde politique, « UMPS », et le FN. En allant chercher largement tous les déçus de droite, tous ceux qui ne croient plus au clivage droite/gauche, le SIEL veut récupérer et unifier la galaxie des multiples partis de droite patriote et souverainiste.
Tentant de rassembler également des libéraux, dont Catherine Rouvier, et le parti de l’in-nocence de Renaud Camus (qui a gratifié le public de l’exposition de ses concepts principaux, et de ses propositions devant la candidate Marine le Pen) – Renaud Camus se rallie donc de fait à la candidature de Marine le Pen.
Marine le Pen annonce un « rassemblement Bleu-Marine »
Marine le Pen a pris la parole pendant le congrès, ratifiant au passage les propositions de Renaud Camus. Elle a appelé « à créer des solutions » pour un souverainisme français, qui puisse « faire rayonner à nouveau le génie français ». Déclinant la critique d’anti-européenne, elle a affirmé : « oui nous voulons l’Europe, mais pas celle de Bruxelle », « une Europe des victoires, et non une Europe des défaites répétées ». »Contre la « trahison » du système UMPS, elle a cité le Général de Gaulle « il y a au bout du chemin la France de ceux qui sont restés fidèles ».
Elle a finit son discours en annonçant qu’il y aura pour les législatives une étiquette « rassemblement bleu-marine », sous laquelle se présenterons les candidats du FN, du SIEL et des indépendants.
Paul-Marie Couteaux règle des comptes et va de l’avant
« Nous sommes avec vous pour toujours », affirme P-M Cûuteaux en s’adressant à Marine le Pen dans le discours de clôture qui dresse un constat grave de la situation de la France, et qui aura attaqué ses anciens amis Chevênement et Max Gallo, en les « jettant aux bobos de gauche ».
Se présentant comme un parti qui réuni des militants chrétiens en majorité, il a posé la question de l’être-français et affirmé que « peut-être que le spirituel est la seule réponse politique possible »…
Un congrès fondateur qui aura rassemblé une bonne centaine de personne, et qu’aura boudé avec un mépris évident le monde journalistique. Ayant pour but de faire tomber le tabou qui entoure le Front National, le SIEL devra séduire sans s’inféoder, rassembler sans perdre sa saveur. Une mission difficile.



DPF ? N’est-ce pas DLR ?
J’ai récemment adhéré, sans pouvoir me libérer. Je m’attendais à voir d’autres représentants de l’Union patriotique (les conférenciers des Etats Généraux de l’Indépendance).
PM Couteaux à M Le Pen : « nous sommes avec vous pour toujours. C’est aussi ce qu’il avait dit à Ph de Villers et à JP Chevennement !
100 participants, dont quinze organisateurs, c’est qand même pas beaucoup…
De Villiers soutien le SIEL en sous-main.
La focalisation sur l’élection présidentielle de la part de Marine et la récupération d’idées « protectionnistes » par les autres candidats limite la portée de ce rassemblement pour l’instant…mais il pourrait prendre une ampleur nouvelle après l’élection présidentielle et c’est pourquoi je ne le néglige pas!